Légère et courte-vêtue d’Antoine Jaquier

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Pour écrire ce post, je me suis rendue au café des Artisans et je me suis assise à la table vers le mur, celle avec une super vue sur le comptoir et à sa gauche l’entrée de la cuisine. Il est 9h30, on entend les cuisiniers s’apprêter pour préparer leur mise en place du service de midi. La clientèle est bobo et familiale, une femme trentenaire à la magnifique chevelure grise parle de théâtre avec une amie, tandis qu’une jeune maman amuse avec un paquet de sucre en poudre son bébé qui rit aux éclats. La musique indienne en bruit de fond est calme et inspirante. J’aime cet endroit que je connaissais déjà bien avant de lire le roman d’Antoine Jaquier.

Ici, on est au cœur de l’histoire ! Je m’attends presque à voir Thomas entrer et se faufiler discrètement par la porte de la cuisine pour aller jouer une partie de poker au sous-sol. Sauf que la salle de jeu clandestine tenue par la mafia serbe n’existe pas ! (Amaya, l’adorable patronne fan D’Elvis et de Doherty existe bien, mais ce matin elle n’est pas là !)

Mais revenons au roman, les deux personnages principaux:
Mélodie, la petite vingtaine, une fille assez belle pour avoir participé à un concours de beauté un peu bidon de la région, travaille dans une boutique de prêt-à-porter.
Thomas, son copain est un peu plus âgé et se destine à un avenir de photographe. Ensemble ils créent le « fashionblog » de Mélodie qui deviendra connue sur la toile.

Cela aurait pût devenir un roman pour midinette, mais prenez un shaker mettez le sujet dedans, ajoutez une pointe de Philippe Djian ainsi qu’un zeste de Virginie Despentes, secouez et vous obtenez Légère et courte vêtue !
Le jeune photographe ne deviendra pas le prochain David Lachapelle, Thomas est un paumé accro aux jeux et se trouvera rapidement dans les ennuis jusqu’au cou. Mélodie, malgré une superbe promotion à son travail et sa réputation grandissante sur le web, reste une personne fragile qui a peu confiance en elle et qui a besoin qu’on l’aime. Ce qui lui donne une grande tendance à confondre sexe et sentiment. Un soir lors d’une partie de poker, Thomas déjà lourdement endetté mise l’argent qu’il n’a pas sur le tapis. Il a un carré d’as dans la main et pense que rien ne pourra l’arrêter. Mais l’impensable arrive et comme il ne peut pas effacer sa dette, son adversaire lui propose un arrangement qui risque de ne pas plaire à Mélodie…

Un roman à lire absolument ! L’écriture d’Antoine Jaquier peut paraître un peu crue. Moi personnellement cela ne me dérange pas, et dans ce genre de roman, elle s’avère efficace. J’aime le regard professionnel et critique de l’assistant social qu’est Antoine Jaquier sur cette génération dite “Y“. De plus, la lausannoise d’adoption que je suis est ravie de voir cette histoire se dérouler dans des endroits que je connais.

Légère et court-vêtue d’Antoine Jaquier aux éditions de la grande ourse (sortie prévue au format poche au mois de mars)

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