Le cri du Diable de Damien Murith

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Le prix des lecteurs de la ville de Lausanne étant derrière nous. Je peux enfin partager avec vous mes ressentis de ces six livres si différents les uns des autres!

Je commence par celui que j’ai eu l’honneur de représenter devant le  public le livre de Damien Murith, et pour tous ceux qui n’était pas à la cérémonie, voici mon discours de présentation:

Il y a des livres que l’on lit avec le cœur, d’autres de façon plus cérébrale et il y a ceux que l’on lit de manière plus viscérale, tant la puissance des mots couchés sur le papier pénètre au plus profond de notre chair.  façon presque Schizophrénique, je suis devenue Camille…
Lorsque dieu a rappelé à lui mon tendre amour après une longue et douloureuse agonie, j’ai poussé mon cri du Diable et je l’ai maudit en le traitant de Sale Dieu.

J’ai couru à en perdre haleine quand deux hommes m’ont poursuivi parce que dans un geste de légitime défense, j’ai tué à coup de fourche leur frère qui avait abusé de moi !

Alors, moi Camille fille de la campagne, je me suis cachée dans cette ville monstre, gueule hurlante, ville vampire qui saigne et suce …je me suis fondue dans la masse, afin de rester en vie.

J’ai serré des dents pour supporter les hommes sales, avinés se comportant comme des porcs à qui je sers des verres à la tombée de la nuit, dans ce troquet malfamé ! Et puis Jonas a passé la porte de ce sordide endroit et mon sombre quotidien s’est illuminé !

Ma peau, mes seins, ma chevelure s’étalent sur ses toiles dans son atelier. Je suis d sa muse. Emportée dans ma vie de Bohème, j’en ai oublié le reste…Je suis amoureuse.

Dans l’atelier soudain, un portrait de femme au regard de panthère, la bouche fermée aux lèvres gorgées de pulpe fraîche, la peau brune comme la terre quand juillet la mouille. Jonas en peint une autre que moi !

Ma jalousie dévastatrice me rend folle, j’hurle, j’exige des explications, je poignarde le tableau de cette catin qui me vole mon amour.

Et un matin, lorsque Jonas me prie de partir, dans un excès de folie, de rage et de désespoir… comme possédée, je lui ôte la vie. Si cet homme n’est plus à moi, il ne sera à personne.

Quand j’ai refermé ce livre, je me suis retrouvée moi Esther, complètement abasourdit par cet ouvrage de 119 pages seulement dont certaines sont à peines noircies par l’encre. Ce si petit roman dont l’écriture sombre si poétique et musicale est d’une telle puissance !

Je n’ai qu’une chose à vous dire monsieur Damien Murith…..J’en veux encore !!!

Damien Murith – Le cri du diable – Editions de l’Âge d’homme

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